Cas client · Viticulture

Comment le Clos Verquière pilote son activité commerciale depuis une base unique connectée à son ERP

Un domaine viticole vit sur un ERP métier : facturation, stocks, cuvées, agents commerciaux. Mais un ERP est fait pour enregistrer, pas pour piloter. Relancer les impayés, suivre la performance par agent ou par cuvée, anticiper les achats fournisseurs : autant de sujets quotidiens qui finissent sur Excel, à la main. Wesmart a construit pour le Clos Verquière une base de pilotage centralisée connectée à ISAVIGNE, qui transforme la donnée de gestion en pilotage automatisé.

Nicolas Mattei
Clos Verquière, domaine viticole à Sablet (Vaucluse) : tableau de bord commercial connecté à l'ERP ISAVIGNE – cas client Wesmart

Fiche express

  • Client : Clos Verquière, domaine viticole à Sablet (Vaucluse)
  • Activité : production et commercialisation de cuvées via un réseau d’agents commerciaux
  • Utilisateurs : la direction du domaine et l’équipe administrative
  • Problème : un ERP qui enregistre mais ne permet pas de piloter, des relances et des analyses faites à la main sous Excel
  • Solution : une base de pilotage centralisée, connectée à l’ERP ISAVIGNE, avec relances automatisées, tableaux de bord et gestion des achats
  • Délai : quelques semaines, sans migration de données ni changement d’habitudes de saisie

Contexte : un domaine qui vend bien, mais pilote à la main

Installé à Sablet, dans le Vaucluse, le Clos Verquière commercialise ses cuvées à travers un réseau d’agents commerciaux. Comme la plupart des domaines de sa taille, il s’appuie sur ISAVIGNE, l’ERP de référence de la filière, pour la facturation et la gestion du chiffre d’affaires.

L’ERP fait son travail : il enregistre. Mais il ne répond pas aux questions que se pose un dirigeant de domaine au quotidien. Quels clients n’ont pas réglé leurs factures ? Quel agent progresse, lequel décroche ? Quelle cuvée tire les ventes cette saison ? Que faut-il commander pour la prochaine mise ?

Ces réponses existaient dans les données. Elles n’étaient simplement pas accessibles.

Enjeux : de la donnée enregistrée, mais pas exploitée

Avant l’intervention de Wesmart :

  • Des relances de paiement au fil de l’eau, traitées quand quelqu’un y pense, avec des impayés qui s’installent faute de suivi systématique
  • Aucun tableau de bord opérationnel : suivre la performance d’un agent ou d’une cuvée supposait d’extraire, croiser et retraiter des exports à la main
  • Une lecture du chiffre d’affaires en fin d’exercice, quand il est trop tard pour corriger la trajectoire
  • Des achats fournisseurs décidés à l’estime, sans rapprochement automatique entre les ventes réalisées, les stocks et les besoins à venir
  • Un temps administratif considérable consacré à des extractions et des recopies, sur une structure où chaque heure compte

La solution Wesmart : une base de pilotage branchée sur ISAVIGNE

Wesmart a mis en place une base de données centralisée, connectée à l’ERP ISAVIGNE, qui récupère et structure les référentiels du domaine : clients, factures, détails de factures, agents et produits. Une couche d’automatisations assure la synchronisation avec l’ERP et déclenche les traitements.

Le choix du détail de facture est décisif : c’est lui qui permet de descendre à la ligne, donc de raisonner par cuvée, par agent et par client, et non plus seulement par montant global. Sans cette granularité, aucun des usages qui suivent n’est possible.

Sur ce socle, trois automatisations ont été déployées.

1. Les relances de paiement automatisées

Les factures échues sont identifiées automatiquement et les relances déclenchées selon un rythme défini, sans intervention manuelle. Le suivi des impayés devient un processus continu plutôt qu’une corvée périodique — et les encours se résorbent sans que personne ait à tenir un tableau de bord parallèle.

2. Des tableaux de bord à trois niveaux de lecture

Tableau de bord Ce qu’il permet
Par agent Suivre la performance individuelle du réseau commercial, repérer les progressions et les décrochages
Par domaine Piloter l’activité globale en continu : chiffre d’affaires, évolution, clients actifs
Par cuvée Savoir ce qui se vend, à qui, à quel rythme — et arbitrer les priorités commerciales en conséquence

Ces tableaux se mettent à jour à partir des données ISAVIGNE. Le domaine dispose d’une vision à jour en permanence, là où il fallait auparavant provoquer une extraction pour obtenir un chiffre.

3. La gestion des achats fournisseurs

Les besoins d’approvisionnement sont calculés à partir des données réelles de vente et de stock, plutôt qu’estimés. Les commandes fournisseurs sont préparées sur cette base : moins d’à-peu-près, moins de surstock, moins de commandes dans l’urgence.

Une couche de pilotage légère, posée sur l’existant

La base sert de poste de travail : le domaine consulte, filtre et exploite ses données sans passer par l’ERP. Les automatisations assurent la circulation — synchronisation avec ISAVIGNE, déclenchement des relances, mise à jour des tableaux de bord. Une architecture sobre, déployée en quelques semaines, sans migration de données ni changement d’habitudes pour les équipes.

Le témoignage

« Je passais des heures à extraire des données de l’ERP et à les retravailler sous Excel pour obtenir des informations que j’avais déjà. Maintenant tout est là, à jour, sans que j’aie à le demander. Les relances partent seules, et je me concentre sur le commerce. »

— Nadia Chamfort, Clos Verquière

Résultats : le domaine reprend la main sur ses chiffres

  • Les relances de paiement partent seules, au rythme défini, sans que personne ait à surveiller les échéances : le recouvrement devient un processus continu plutôt qu’un rattrapage périodique
  • La performance commerciale se lit en continu, agent par agent et cuvée par cuvée, au lieu d’être découverte en fin d’exercice
  • Les arbitrages se prennent sur des chiffres à jour : quelle cuvée pousser, quel agent accompagner, quel client relancer
  • Les achats fournisseurs s’appuient sur les ventes réelles plutôt que sur l’estimation, ce qui limite à la fois le surstock et les commandes dans l’urgence
  • Le temps consacré aux extractions et aux retraitements Excel est réinvesti sur le commerce

Le changement tient en une phrase : le domaine n’attend plus ses chiffres, il les a.

L’ERP reste en place, le pilotage change de dimension

Ce projet n’a pas remplacé ISAVIGNE : il s’y est branché. C’est une constante de nos interventions en milieu viticole — l’ERP métier reste la source de vérité comptable, et nous construisons au-dessus la couche de pilotage qui lui manque. Le domaine garde ses habitudes de saisie, et gagne une lecture de son activité qu’aucun ERP généraliste ne lui aurait donnée.

Questions fréquentes

Faut-il remplacer son ERP viticole pour mieux piloter son activité ? Non. Au Clos Verquière, ISAVIGNE reste la source de vérité comptable. Wesmart a construit au-dessus une base de pilotage synchronisée avec l’ERP, sans migration de données ni changement d’habitudes de saisie.

Pourquoi partir du détail des factures plutôt que des montants globaux ? Parce que c’est la ligne de facture qui permet de raisonner par cuvée, par agent et par client. Sans cette granularité, ni les tableaux de bord par agent ou par cuvée, ni le calcul des besoins d’achat ne sont possibles.

Combien de temps faut-il pour mettre en place ce type de pilotage ? Au Clos Verquière, quelques semaines ont suffi : la base se branche sur l’existant, les équipes continuent de travailler dans leur ERP.

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