Cas client · Économie circulaire, retailComment Jouga a industrialisé la seconde vie des jouets grâce à un outil de gestion sur mesure
Jouga incarne une nouvelle économie : celle qui donne une seconde vie aux objets tout en créant de la valeur sociale et environnementale. Basée à Aix-en-Provence, cette entreprise pionnière rachète des jouets d'occasion auprès de particuliers et d'entreprises, les reconditionne, puis les revend à des distributeurs comme Cultura, Intermarché ou des magasins indépendants.

Une PME engagée face à un défi de croissance
Jouga incarne une nouvelle économie : celle qui donne une seconde vie aux objets tout en créant de la valeur sociale et environnementale. Basée à Aix-en-Provence, cette entreprise pionnière rachète des jouets d’occasion auprès de particuliers et d’entreprises, les reconditionne, puis les revend à des distributeurs comme Cultura, Intermarché ou des magasins indépendants.
Mais derrière cette mission inspirante se cachait un problème opérationnel majeur : comment gérer des centaines de jouets par semaine, avec des dizaines d’étapes de traitement, des règles de prix complexes, des exigences distributeurs variées, et une équipe terrain qui doit aller vite, sans se tromper ?
Avant l’intervention de Wesmart, Jouga fonctionnait avec des tableurs Excel partagés, des saisies manuelles répétées, des étiquettes imprimées à la main, et une traçabilité approximative. Résultat : perte de temps, erreurs de prix, difficulté à absorber la croissance, et une dépendance totale à quelques personnes clés qui “savaient comment ça marche”.
En 2 à 3 mois, Wesmart a conçu et déployé un système de gestion sur-mesure qui a transformé en profondeur les opérations de Jouga : temps de traitement divisé par 3, zéro erreur de prix, traçabilité totale, et capacité à absorber 2 à 3 fois plus de volume sans recruter.
Présentation du client
Jouga est une PME française spécialisée dans l’économie circulaire appliquée au secteur du jouet. L’entreprise collecte des jouets auprès de particuliers (via son site web), d’entreprises partenaires, et lors d’événements. Chaque collecte peut contenir de 10 à plusieurs centaines de jouets.
Une fois réceptionnés, ces jouets passent par un processus rigoureux : tri, contrôle qualité, identification, packaging, puis préparation de commande pour expédition aux distributeurs. Chaque jouet doit être évalué selon son état (comme neuf, excellent, très bon, bon), son prix neuf estimé, sa catégorie (jeux d’éveil, imagination, puzzles, jeux de société), et sa conformité aux normes de sécurité (base Rapex).
Le contexte et les défis : une chaîne de production artisanale devenue ingérable
Une organisation éclatée entre plusieurs outils
Avant Wesmart, l’équipe de Jouga jonglait avec :
- Des tableurs Excel partagés pour suivre les collectes, les jouets, les prix
- Des saisies manuelles répétées à chaque étape du processus
- Des étiquettes imprimées à la main avec des risques d’erreur permanents
- Une traçabilité approximative : impossible de savoir où en était chaque jouet
- Des calculs de prix manuels selon des règles complexes (état, prix neuf, nettoyage, piles ajoutées)
Des contraintes métier très spécifiques
Jouga doit gérer plusieurs cas particuliers qui complexifient encore l’organisation :
Les lots et packs : certains jouets (comme les Playmobil) sont regroupés en lots sans traçabilité unitaire, d’autres sont vendus en packs avec traçabilité de chaque jouet.
Les codes-barres distributeurs : 200 codes-barres pré-générés, à attribuer en fonction de la catégorie et du prix de vente.
Les étiquettes multiples : QR code interne, étiquette prix, étiquette distributeur avec code-barre EAN.
Les règles de prix dynamiques : calcul automatique selon l’état, le prix neuf, les frais de livraison, le nettoyage, les piles ajoutées.
Les documents spécifiques : bons de livraison différents selon les distributeurs (Cultura, Intermarché avec Qadart), avec ou sans TVA sur marge.
Les frictions du quotidien
L’équipe de Jouga perdait un temps considérable :
- À ressaisir les mêmes informations à chaque étape
- À chercher dans des fichiers Excel quel code-barre attribuer
- À imprimer manuellement des étiquettes
- À vérifier si un jouet était conforme aux alertes Rapex
- À préparer des commandes de 150 à 350 lignes sans erreur
- À calculer manuellement les prix de rachat et de vente
Pire encore : impossible de savoir en temps réel combien de jouets étaient en stock, combien étaient en cours de traitement, ou si une commande pouvait être honorée rapidement. La direction n’avait aucune visibilité sur la production, et les commerciaux ne pouvaient pas promettre de délais fiables aux distributeurs.
Les objectifs : fiabiliser, accélérer, piloter
Jouga avait trois priorités claires :
1. Industrialiser le processus de production : chaque opérateur doit savoir exactement quoi faire, à quelle étape, avec quel jouet, sans dépendre d’une personne clé.
2. Automatiser les calculs et les impressions : prix, codes-barres, étiquettes, documents doivent être générés automatiquement.
3. Gagner en visibilité : savoir en temps réel où en est chaque collecte, chaque jouet, chaque commande.
Le tout, sans recruter un développeur, sans investir dans un ERP lourd, et en restant agile pour faire évoluer le système au fil des besoins.
L’approche Wesmart : co-construire un système métier sur-mesure
Un audit terrain pour comprendre les vrais besoins
Wesmart a commencé par passer plusieurs jours avec les équipes de Jouga : observation des postes de travail, échanges avec les opérateurs, analyse des fichiers Excel, compréhension des règles métier. L’objectif : ne pas plaquer une solution toute faite, mais concevoir un système qui colle au réel.
Une architecture pensée comme un système, pas comme un outil
Plutôt que de multiplier les outils déconnectés, Wesmart a conçu une architecture centralisée autour d’une base de données unique, qui devient le cœur du système :
Base de données unique : collecteurs, bénéficiaires, collectes, jouets, lots, clients distributeurs, commandes, lignes de commandes, colis.
Interfaces métier dédiées : une interface par poste de travail (réception, tri, contrôle qualité, identification, packaging, préparation de commande).
Automatisations intelligentes : génération automatique d’étiquettes, calcul des prix, envoi d’emails, alertes Rapex, pilotage des imprimantes thermiques.
Connexions externes : formulaire WordPress pour les collectes en ligne, base Rapex pour les alertes sécurité, pilotes d’imprimantes pour l’impression automatique.
Une méthode itérative et pédagogique
Wesmart a travaillé en cycles courts : prototypage rapide, tests avec les équipes, ajustements, puis passage à l’étape suivante. Chaque interface a été testée en conditions réelles, avec les vrais jouets, les vraies imprimantes, les vrais opérateurs. Cette approche a permis de détecter rapidement les frictions et d’ajuster le système avant le déploiement final.
La solution mise en place : un ERP métier sur-mesure, sans une ligne de code
1. Gestion des collectes et réception
Dès qu’une collecte est planifiée (via le site web ou manuellement), elle entre dans le système. À la réception, l’opérateur scanne les colis, compte les jouets, et le système met à jour automatiquement le statut de la collecte. Chaque jouet reçoit un QR code interne unique, imprimé automatiquement sur une étiquette thermique.
2. Tri et contrôle qualité
À l’étape de tri, l’opérateur scanne le QR code du jouet et indique s’il est OK, KO, ou à donner. Les jouets OK passent au contrôle qualité, où l’état (comme neuf, excellent, très bon, bon) est évalué. Le système vérifie automatiquement si le jouet fait l’objet d’une alerte Rapex. Si c’est le cas, il est bloqué et une alerte est envoyée.
3. Identification et calcul automatique des prix
C’est l’étape clé : l’opérateur identifie le jouet (nom, marque, catégorie, prix neuf estimé). Le système calcule alors automatiquement :
- Le prix de rachat au particulier (en fonction de l’état, du prix neuf, du nettoyage, des piles ajoutées)
- Le prix de vente au distributeur
- Le prix de vente conseillé au grand public
- Le code-barre distributeur à attribuer (parmi les 200 codes pré-générés, en fonction de la catégorie et du prix)
L’opérateur peut aussi créer des lots (Playmobil en vrac) ou des packs (jeux de société avec traçabilité unitaire). Le système gère automatiquement les deux cas.
4. Packaging et impression des étiquettes
Une fois identifié, le jouet passe au packaging. L’opérateur scanne le QR code, et le système imprime automatiquement l’étiquette distributeur (avec QR code, code-barre EAN, nom du jouet, marque, âge, logo de sécurité). Les imprimantes thermiques sont pilotées directement depuis les interfaces, via PrintNode. Plus besoin de passer par un ordinateur pour lancer une impression.
5. Préparation de commande et expédition
Quand une commande arrive (par email ou en magasin), le commercial la saisit dans le système en indiquant les quantités par catégorie (30% jeux de société, 10% puzzles, 30% éveil, 30% imagination). Le système propose automatiquement les jouets disponibles en stock, en respectant les proportions demandées.
À la préparation, l’opérateur scanne les jouets un par un. Le système met à jour en temps réel le nombre de jouets ajoutés par catégorie, pour que l’opérateur sache où il en est. Une fois la commande terminée, le système génère automatiquement :
- Le bon de livraison (format Cultura ou standard, avec ou sans TVA sur marge)
- Le Qadart (pour les clients Intermarché)
- La facture (via l’API Evoliz, en cours d’intégration)
Les documents sont prêts à imprimer en un clic.
6. Gestion des retours
Jouga rachète les jouets retournés par les distributeurs à 95% du prix de vente initial. Le système gère automatiquement ce flux : l’opérateur scanne le jouet retourné, le système génère un bon de retour, et le jouet peut soit repartir en stock (avec une nouvelle étiquette), soit être mis au rebut. Le système garde la trace du distributeur d’origine, pour éviter de lui renvoyer le même jouet.
7. Tableaux de bord et pilotage
La direction dispose de tableaux de bord en temps réel : nombre de jouets en stock, nombre de collectes en cours, nombre de commandes à préparer, chiffre d’affaires par distributeur, délai moyen de traitement par étape. Ces indicateurs permettent de piloter la production, d’anticiper les besoins en collecte, et de prendre des décisions rapides.
Les résultats observés : une transformation opérationnelle profonde
Gains opérationnels
Temps de traitement divisé par 3 : plus besoin de ressaisir les informations, les calculs sont automatiques, les étiquettes s’impriment toutes seules.
Zéro erreur de prix : les règles de calcul sont intégrées dans le système, impossible de se tromper.
Traçabilité totale : chaque jouet est suivi de bout en bout, de la collecte à l’expédition.
Préparation de commandes accélérée : même pour des commandes de 350 lignes, l’opérateur sait exactement quoi prendre, et les documents sont générés automatiquement.
Gains organisationnels
Autonomie des équipes : chaque opérateur sait exactement quoi faire, sans dépendre d’une personne clé.
Fin des goulots d’étranglement : plus besoin d’attendre qu’une personne soit disponible pour calculer un prix ou imprimer une étiquette.
Coordination fluide : toutes les équipes travaillent sur la même base de données, en temps réel.
Capacité à absorber la croissance : Jouga peut désormais traiter 2 à 3 fois plus de jouets, sans recruter.
Gains business
Délais de livraison fiables : les commerciaux peuvent promettre des délais précis aux distributeurs.
Visibilité en temps réel : la direction sait à tout moment où en est la production, et peut anticiper les besoins en collecte.
Décisions plus rapides : les tableaux de bord permettent de détecter rapidement les problèmes (manque de stock, retard sur une collecte, commande bloquée).
Relation client renforcée : les distributeurs reçoivent des documents professionnels, sans erreur, et les livraisons sont à l’heure.
La valeur stratégique : bien plus qu’un outil, un système qui structure l’entreprise
Au-delà des gains opérationnels, le projet a transformé en profondeur la manière dont Jouga fonctionne. Avant, l’entreprise dépendait de quelques personnes clés qui “savaient comment ça marche”. Aujourd’hui, le système porte la connaissance métier : les règles de prix, les étapes de traitement, les exigences distributeurs, tout est intégré dans le système.
Cette transformation a permis à Jouga de passer d’une organisation artisanale à une organisation industrielle, sans perdre son âme. Les équipes se sont appropriées le système naturellement, parce qu’il a été conçu avec elles, pour elles. Elles ne subissent pas un outil imposé : elles utilisent un système qui les aide à mieux faire leur travail.
Autre bénéfice majeur : la montée en maturité organisationnelle. Jouga peut désormais envisager de nouvelles étapes : intégration avec Evoliz pour la facturation automatique, connexion avec une API de reconnaissance d’images pour accélérer l’identification des jouets, extension du système à de nouvelles catégories de produits (livres, vêtements). Le système est conçu pour évoluer, sans repartir de zéro.
Perspectives : un système évolutif, prêt pour la suite
Jouga envisage déjà plusieurs évolutions :
Automatisation de l’identification : utiliser une API de reconnaissance d’images pour identifier automatiquement les jouets à partir d’une photo.
Intégration avec Evoliz : générer automatiquement les factures et les avoirs, sans ressaisie.
Extension à de nouvelles catégories : livres, vêtements, équipements sportifs.
Gestion des containers : pour les collectes de grande ampleur, avec suivi des containers de bout en bout.
Le système est conçu pour absorber ces évolutions, sans remettre en cause l’existant. C’est toute la force d’une architecture bien pensée : pouvoir faire évoluer rapidement, sans projet lourd.
Enseignements clés : ce que toutes les PME peuvent retenir
1. Un système métier sur-mesure n’est plus réservé aux grandes entreprises
Avec une approche sur mesure et pragmatique, une PME peut se doter d’un ERP sur-mesure, adapté à ses besoins précis, sans investir des dizaines de milliers d’euros. Le projet Jouga a été livré en 2 à 3 mois, pour un budget maîtrisé, avec des résultats immédiats.
2. L’automatisation ne remplace pas les humains, elle les libère
Les équipes de Jouga n’ont pas été remplacées par des robots. Elles ont été libérées des tâches répétitives, chronophages, sources d’erreurs. Elles peuvent désormais se concentrer sur ce qui compte : la qualité du reconditionnement, la relation client, l’amélioration continue.
3. La réussite d’un projet repose sur la co-construction
Le système n’a pas été conçu dans un bureau, puis imposé aux équipes. Il a été co-construit avec elles, testé en conditions réelles, ajusté au fil de l’eau. Cette approche garantit l’adoption, et donc le succès du projet.
Conclusion : transformer ses opérations, c’est possible
L’histoire de Jouga montre qu’une PME peut transformer en profondeur ses opérations, sans projet IT lourd, sans recrutement massif, sans perdre son agilité. Les applications sur mesure, les automatisations, l’IA ne sont pas des gadgets : ce sont des moyens concrets de structurer son entreprise, de gagner en efficacité, et de se donner les moyens de grandir.
Si vous dirigez une PME et que vous vous reconnaissez dans cette histoire — trop de tableurs Excel, trop de temps perdu, trop de dépendance à quelques personnes clés — il est temps d’envisager une autre voie. Wesmart accompagne les PME dans cette transformation, avec une promesse simple : des solutions opérationnelles, livrées rapidement, qui produisent des résultats mesurables.
Prêt à transformer vos opérations ? Parlons-en.
Nicolas Mattei